Sauver la biodiversité

 

Actualité publiée le 1 octobre 2021

Il est incohérent pour nous d’essayer de sauver la biodiversité océanique en enlevant du plastique, si c’est pour manger cette biodiversité juste après : nous mangeons donc végétarien à bord, souvent à tendance végane selon les compétences et les envies d’expérimenter de nos cooks.

C’est un des fondements de l’association, respecté par tous nos bénévoles. Ceux qui nous rejoignent ne sont clairement pas tous végétariens et c’est donc l’occasion pour eux d’expérimenter cette cuisine savoureuse et riche.

Journée Mondiale du Végétarisme

C’est aujourd’hui et cette journée est importante pour nous. Elle existe depuis le milieu des années 70 et ce jour est l’occasion pour chacun de découvrir, de réfléchir et faire réfléchir aux répercussions positives du végétarisme sur la santé, l’environnement, la répartition mondiale des ressources alimentaires et bien évidemment, les animaux.

Puisque nous sommes sur des problématiques océaniques, concentrons-nous sur la pêche : depuis les années 80, les stocks de poissons ne cessent de diminuer. En cause, la surexploitation d’un très grand nombre d’espèces, dénoncée à la fois par les scientifiques et les ONG. Les enjeux sur la biodiversité sont énormes et les rapports sur la surpêche accablants.

Prises accessoires

Tout d’abord les poissons ramenés dans les ports ne représentent qu’une partie de ce qui est réellement pêché, les filets remontent de nombreuses espèces non ciblées, beaucoup protégées par la loi (mammifères marins, oiseaux, poissons trop petits, trop gros, abimés, hors quotas, sans valeur économique, etc.).
Ces prises accessoires finissent rejetées dans la mer la plupart du temps mortes ou grièvement blessées, ce qui représente entre 30 et 50 % de la pêche.

Destruction des écosystèmes

Les techniques de pêche telles que le chalut de fond et la pêche à la drague, quant à elles, raclent les fonds marins et ont des conséquences dramatiques sur la biodiversité, en détruisant les habitats et écosystèmes de nombreuses espèces.

La surpêche n’a pas d’avenir. Elle détruit ce qui la fait vivre.

Repensons notre consommation de ceux que nous appelons « ressources » alors qu’ils sont des êtres vivants : les animaux marins.

Et si en plus d’arrêter les pailles pour sauver les poissons, on arrêtait de les manger ?

A découvrir aussi

Protection de l’océan : première préoccupation des Français, mais un manque criant de solutions concrètes3 juin 2026

Protection de l’océan : première préoccupation des Français, mais un manque criant de solutions concrètes

La protection de l’océan inquiète fortement les Français, mais le manque de solutions concrètes freine le passage à l’action, notamment…
🐚 Le retour de la mission de l'Étang de Berre au Parc de la Poudrerie13 mai 2026

🐚 Le retour de la mission de l’Étang de Berre au Parc de la Poudrerie

Ancien site industriel devenu espace naturel protégé, le parc de la Poudrerie abrite aujourd’hui une biodiversité remarquable. Et pourtant, ce…
🌊 Le retour de la mission du Bassin d'Arcachon en 202613 mai 2026

🌊 Le retour de la mission du Bassin d’Arcachon en 2026

Chaque printemps, le Bassin d’Arcachon retrouve une effervescence particulière. Entre marées, oiseaux migrateurs et activités humaines, cet écosystème unique s’éveille.…